National Politique

« Arrêtons les violences » la plateforme pour stopper le fléau des violences conjugales.

Les autorités s’inquiètent de la recrudescence des violences conjugales lors du confinement, suite au Covid-19. La plateforme web « Arrêtons les violences » a été mise en place avec de nouvelles modalités. Ce dimanche, Marlène Schiappa a insisté sur l’importance de cet outil déjà existant.

Deux semaines de confinement. Les autorités craignent une recrudescence des violences conjugales : « +32% de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine, et +36% dans la zone de la préfecture de police de Paris », annonce Marlène Schiappa, Secrétaire d’État de l’Égalité entre les femmes et les hommes. De nombreux dispositifs sont mis en place pour lutter contre le fléau des violences conjugales.

« Il est difficile de téléphoner quand vous êtes enfermés avec l’agresseur »

La plateforme téléphonique « 3919 », qui vient en aide aux femmes battues, recense une baisse drastique des appels. « Ça veut dire qu’il est difficile de téléphoner quand vous êtes enfermés avec l’agresseur », déplore la secrétaire d’état au micro d’Europe 1. Pour le gouvernement, la mise en place d’une plateforme web pourrait faciliter une prise de contact. Il y aura une « campagne pour faire connaitre » le site dans les prochains jours. La plateforme est disponible 24h/24 et 7j/7. Le « 3919 » reste malgré tout ouvert de 9h à 19h du lundi au samedi.

Sur la plateforme en ligne, il suffit à la victime de rentrer son code postal dans un petit module, puis une fenêtre de discussion s’ouvre. Elle permet de mettre en relation la victime avec un policier ou un militaire apte à déclencher une intervention en cas de besoin. Il est possible pour la victime, en un clic, de supprimer l’historique de la conversation. La plateforme peut aussi orienter vers le 17 (Police) ou le 112 (tous services d’urgences à l’échelle de l’UE).

Tout est mis en place pour lutter au maximum contre les violences conjugales durant le confinement. L’État débloque un million d’euros pour venir en aide aux associations locales. La plateforme téléphonique « 3919 » ainsi que la plateforme web « Arrêtons les violences », sont disponibles tous les jours pour les victimes.

Le « violentomètre », outil de sensibilisation

Le « violentomètre » a été distribué dans tous les lycées d’Île-de-France dès septembre 2019. Le centre Hubertine Auclert a adapté cet outil de sensibilisation pour les lycéennes, à la demande du Conseil Régional d’Île-de-France.

Le « violentomètre » permet de mesurer la violence et la toxicité dans un couple. Cet outil aide les victimes à évaluer la dangerosité de leur relation ainsi qu’à adapter leur réaction.

Le violentomètre permet de situer la victime sur la dangerosité de la relation conjugale

Marlène Schiappa a annoncé ce dimanche des « points de contact » dans les centres commerciaux. Une annonce qui arrive quelques jours après celle des pharmacies pouvant servir de centres d’alerte. Cela permettrait aux victimes de se protéger et d’alerter les autorités supérieures.

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