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L’Homme confiné, la nature libérée

Plus de 3 milliards d’humains sont confinés dans le monde entier. Les activités humaines sont drastiquement réduites, et ce pour le plus grand plaisir des animaux sauvages qui profitent du calme pour errer partout sur le globe y compris dans les grandes villes.

Les mesures de confinement ont rendu les grandes métropoles beaucoup plus silencieuses. Les animaux doivent se demander où sont passés les humains, ceux qui sont responsables des bruits ambiants qui envahissent les villes à longueur de journée. Et bien, ils sont chez eux !

Les animaux en récréation

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. L’occasion pour la nature de « reprendre ses droits » et de «se rebiffer » comme nous l’explique Jérome Gleizes, conseiller écologiste de la ville de Paris. Par exemple, des canards ont été aperçus devant le Théâtre de la Comédie Française, à Paris.

D’autres se sont rassemblés sur la Place Saint-Sulpice dans le 6ème arrondissement, loin des espaces verts et des quais de Seine où ils sont habituellement regroupés. Toujours à Paris, des oiseaux chantent pour apporter un peu de vie à une ville devenue soudainement déserte.

Des sangliers se sont baladés à Barcelone. Ils arpentaient la Calle Balmes, une grande avenue de la capitale de la Catalogne, avant que la police municipale n’intervienne.

En Espagne, toujours, et aux Pays de Galles, ce sont des chèvres qui se sont donné rendez-vous pour une balade nocturne en pleine ville. Encore plus spectaculaire, au Chili, un Puma a quitté les montagnes pour déambuler dans les rues désertes de Santiago, la capitale. Il était à la recherche d’un casse-croûte avant d’être transféré par les autorités de la ville dans un zoo pour passer des examens.

Dans l’eau, c’est aussi la libération. Des dauphins ont profité de l’absence d’activité humaine au port de Sardaigne pour venir nager en tranquillité, à l’abri des ferries.

La pollution en baisse

Les animaux sont heureux, l’air aussi. Quand les industries sont à l’arrêt, la pollution baisse, dont les émissions de CO2. Dans un monde sans humain, le trafic habituel a disparu en région parisienne. Les places de parking sont vides, les rues sont quasiment désertes. Par rapport à l’an dernier, la concentration de dioxyde d’azote a sévèrement baissé, peut-on voir sur les images satellites. La chute du trafic routier serait de -80% en Île-de-France, de -62% en région lyonnaise et de -70% dans le Grand Est.

Malheureusement, l’air demeure imparfait. Le climat printanier, l’épandage agricole et le chauffage résidentiel des particuliers confiné sont les principaux phénomènes qui expliquent la concentration toujours intense de particules fines dans l’air. Un constat partagé à l’étranger, en Chine comme en Italie, deux pays gravement touchés par l’épidémie du Coronavirus. Une information confirmée par l’Agence spatiale européenne (ESA). En Inde, on ne partage pas le même avis. Le chant des oiseaux et des écureuils a remplacé le bruit des voitures et des moto-taxis à New-Delhi, et les particules fines auraient fortement diminué. Elles auraient été divisées par deux selon les autorités. Une forte pollution qui tue en temps normal et en moyenne plus d’un million d’Indiens chaque année.

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