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Le confinement vécu par les jeunes, en ville ou en campagne

Bientôt un mois de confinement et pour certains jeunes, cela devient très compliqué au quotidien. Enfermés dans un appartement en ville, dans une maison à la campagne ou au bord de la mer, ils font comme ils peuvent pour lutter contre l’ennui du quotidien pendant le confinement.

En campagne ou en ville, les jeunes ne vivent pas le confinement de la même façon. Tous sentent l’ennui s’emparer d’eux. Pour Margaux*, collégienne en Auvergne, en pleine campagne, le confinement marque l’arrêt de ses relations amicales : « d’habitude je sors voir mes amies mais là je peux pas sortir donc c’est pénible ». Son collège étant fermé, elle reste confinée avec ses parents, sa petite soeur et ses grands-parents dans sa maison, entourée entre montagnes et arbres. Elle suit quand même ses cours et fait les devoirs demandés. Le reste de son temps, elle ne « fait rien du tout ». Un quotidien qui l’ennui terriblement, elle a trouvé le moyen de faire passer le temps : « je dors ».

Le confinement des jeunes en ville

C’est bien différent du quotidien d’Alex, 24 ans. Il vit à Paris dans un appartement avec sa mère et sa copine durant le confinement. Il ne sort pas du tout, sauf pour faire les courses. Il continue de faire du vélo, mais cette fois, sur son vélo d’appartement, « tous les jours au moins une demi-heure, voire plus ». Ne travaillant plus, il a arrêté de fumer et décidé de se mettre à la cuisine: « c’est important de le préciser vu que je suis un homme, je sais faire des tiramisus ». Dans ses temps calmes, il joue à des jeux sur son PC dans sa chambre, avec sa copine. Jeune actif, il trouve parfois le temps long dans son trois-pièces. Pour Camélia, étudiante en troisième année de psychologie, elle vit le confinement avec son copain, « j’essaye de faire mes cours sur internet et je me prépare pour les examens ». Sinon comme Alex, elle fait sa séance de sport quotidienne. Elle est confinée avec sa petite boule de poils, qui lui remonte le moral : « au début j’ai eu du mal à supporter car j’avais trop d’énergie puis avec le temps j’ai l’impression de ne plus réussir à faire grande chose. Ma motivation est quasi inexistante ».

En région parisienne, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, dans la vallée de Chevreuse, quatre soeurs sont confinées chez elle avec leur maman et leur beau-père. Pour ces soeurs, ce confinement les rapproche, elles passent du temps dans le jardin, elles cuisinent, mangent tous ensemble. Pour la plus jeune, Jeanne, 10 ans, « je fais beaucoup de choses comme dessiner, jouer avec mes soeurs, faire de la balançoire, appeler mes amies, faire des batailles d’eau avec mes soeurs, faire de la trottinette, et faire de la pâtisserie en famille ». Mais pourtant le confinement est parfois difficile pour elle : « je vois pas ma maîtresse, je peux pas inviter mes amies, ni faire du vélo dans ma rue ». Pour la plus grande, Michèle*, étudiante dans le développement durable, c’est le moment de réfléchir au sens de la vie : « ce confinement me permet de me recentrer sur moi, apprendre l’anglais en regardant des séries, faire du sport, travailler mes cours et les réviser, mais après il y a des côtés négatifs au confinement, rien n’est tout rose, je ne peux pas voir mes amies, ni ma copine, ni même sortir comme je le voudrais ».

Pour Ines, la deuxième de la fratrie, son passe-temps préféré, à part défendre la cause féminine, « j’adore cuisiner, c’est l’occasion de faire de la pâtisserie que je n’ai pas le temps de faire habituellement, après j’appelle mes amies, je customise des vêtements, je fais une heure de sport tous les jours et je regarde des tutos. Après je suis jeune, j’aime sortir, aller au resto, faire des soirées avec mes potes, aller dans des festivals, mais bon, c’est comme ça ». Pour Paula*, 14 ans, c’est l’année du brevet des collèges, elle le révise tous les jours, elle profite du jardin pour bronzer, faire du sport et cuisiner avec ses trois autres soeurs : « on a la chance d’avoir un jardin alors on en profite et je pense à toutes ces personnes qui meurent, alors je respecte le confinement même si mes amis me manquent ». Un confinement qui, pour les soeurs, est bénéfique, elles passent du temps ensemble, ce qui les rapproche.

Ce confinement permettra d’apprivoiser l’ennui ou des membres de leur famille, avec qui, ils passent peu de temps en dehors de la période. Cette période est aussi pour eux l’occasion de se découvrir un nouveau talent.

*nom modifié

1 comment on “Le confinement vécu par les jeunes, en ville ou en campagne

  1. Keraudren

    Super article.!!
    Il reflète parfaitement le quotidien de chacun !

    J'aime

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