Éditorial

(L’édito du samedi) : les visages de l’ombre qu’on ne remerciera jamais assez

Mon but est très simple. Remercier et mettre en lumière ceux que l’on ne voit pas, mais qui continue de travailler dans cette période difficile et dangereuse. Les métiers qu’aucun d’entre nous ne veut faire car ils sont considérés sans mérite. Ce sont des mères, des pères, des enfants de quelqu’un, ils ont un visage qu’on ne visualise pas et pourtant ils sont bien là, à agir dans l’ombre pour le bien du pays. 

Malgré les restrictions de limiter les déplacements et les deux mètres de distance, certains continuent leur travail et parfois, ils sont pas ou peu protégés. Ils sont des dizaines de milliers à continuer de travailler pour assurer la survie du pays : hôtes de caisse, infirmières, infirmiers, aides-soignants, chauffagistes, électriciens, plombiers, agriculteurs, pompiers, policiers, bénévoles, conducteurs de bus, de métro, de RER, livreurs, éboueurs, agents de nettoyage et j’oublie tous les autres.

Pourtant, personne n’envisage d’être agriculteur ou caissier. Les métiers que j’ai cités sont dévalorisés au quotidien par une culture élitiste. J’ai des membres de ma famille agriculteurs, et je ne connais personne qui met autant de coeur dans leur travail. Les caissières et caissiers répondent présent à l’appel lorsque nous sortons faire nos courses. Quand je sors faire mes courses et que j’arrive à la caisse, (elles, ils) m’adressent un « bonjour » souriant. Et je m’adresse à tous les autres travailleurs qui continuent d’agir dans l’ombre de nos regards.

Dans cette période de crise inédite, je veux remercier toutes ces personnes qui sont peu reconnues, qui sont mal payées, mais qui aujourd’hui, pour moi, sont des héros de la nation. Les rôles s’inversent, nous devons réaliser que faire des métiers « sous-côtés » sauvent des vies et permet de rendre notre quotidien moins morose. 

L’humain est au coeur de ma vie et de mon travail. J’utilise ma plume pour écrire toute mon admiration, mon soutien à toutes ses femmes, tous ses hommes qui luttent et qui font face à l’épidémie, avec dignité et un courage remarquable.

Je dédicace cet édito à mon frère qui continue de travailler et de s’exposer à ce virus pour permettre de chauffer les hôpitaux parisiens, pour pouvoir accueillir les médecins et les patients, un peu plus chaleureusement. Je remercie aussi mon amie, cadre de santé, qui se lève tous les matins pour organiser la prise en charge des patients du covid-19. Je remercie la mère de ma meilleure amie qui est caissière et qui garde toujours le sourire, derrière sa plaque de Plexiglas.

Merci à tous nos héros de la nation, qui nous sauvent la vie sans attendre un « merci ». La plupart vous diront « c’est notre métier ». 

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