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Virginie, coiffeuse : « c’est une très grosse angoisse car nous attendons des réponses »

Pour le salon de coiffure Origin Haïr, en région parisienne, la reprise au 11 mai semble encore compromise. N’ayant pas plus d’informations du gouvernement quant à la réouverture des salons de coiffure et les mesures sanitaires mises en place, la gérante du salon est dans l’incertitude et craint «  une grosse perte » économique.

« J’espère reprendre le 11 mai, pour l’instant nous n’avons pas plus d’informations ». L’impact économique est de plus en plus conséquent pour ce salon de coiffure. Habituellement, il est rempli et particulièrement lors des saisons estivales : « pour nous, c’est aussi un manque à gagner car nous arrivons dans la saison des mariages et des baptêmes. C’est, normalement, des très gros mois pour nous ». Avec le confinement et la fermeture de tous les commerces non indispensables, elle a mis son employé au chômage partiel, mais pour son cas, elle n’y a pas le droit : « je suis gérante et non salariée ». Cela signifie qu’elle ne cotise pas pour le chômage car elle est en SARL. Pendant le confinement, elle a cessé toute activité professionnelle : « Je n’ai pas continué à coiffer pendant le confinement car nous avons été obligé de fermer et le domicile n’était pas possible non plus ». Le salon vendait aussi des vêtements et des accessoires, cela renflouait le chiffre d’affaires : « ça a été une grosse perte car je fais salon de coiffure, vente de vêtements et d’accessoires ».

« C’est une très grosse angoisse car nous attendons des réponses à nos questions »

Virginie est dans l’attente des consignes de réouverture : « pour la reprise du salon, j’attends les fiches sanitaires. J’ai commencé à m’organiser en essayant d’acheter des masques, que je ne trouve pas, car il y aura rupture, ainsi que des peignoirs jetables. Donc tout cela reste très compliqué ». Le salon commence à s’organiser pour l’après-confinement : «  j’ai eu mon employé au téléphone et nous avons essayé de commencer à réorganiser notre planning ».

« J’ai commencé à anticiper mes achats pour les règles sanitaires ». Mais cela est un budget conséquent, que le salon doit assurer car il n’y a pas de prise en charge : « nous avons déjà été impacté avec la fermeture obligatoire, rajouter le coût sanitaire pour la protection de nos clients et des professionnels, cela va être très compliqué pour nous ». Il reste quand même très difficile de trouver du matériel sanitaire : gants, masques, peignoirs jetables, avec la pénurie mondiale.

La commerçante a fait transférer ses appels sur sa ligne mobile afin d’assurer le standard des rendez-vous : «  j’ai fait un transfert d’appel, mes clients m’appellent pour prendre des rendez-vous mais nous ne savons toujours pas quand nous allons reprendre. Cela reste très compliqué pour les prendre ». Le salon ne prévoit pas de fermer au mois d’août, comme il fait chaque année. Les deux coiffeuses du salon comptent s’organiser pour respecter les gestes barrières, sachant qu’il y a une demande très importante des clients pour la réouverture : «  nous allons aménager nos horaires pour ouvrir plus tard et ne pas travailler ensemble ».

Malgré une possible réouverture le 11 mai, le salon n’a pas le matériel nécessaire pour assurer la sécurité de ses clients et de ses employés. Mais le salon est bien décidé à faire son « maximum pour satisfaire tout le monde dès la réouverture ».

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