Basket Sport

James Harden : l’ombre d’un éternel perdant

MVP en 2018, James Harden est l’un des meilleurs joueurs NBA de par ces statistiques affolantes et son adresse au tir. Malgré ses 8 saisons aux côtés des Rockets de Houston, l’Américain n’a jamais remporté le moindre titre en ligue américaine de basket. Il ne compte qu’une seule apparition en finale NBA mais celui que l’on surnomme aussi le « barbu » est-il le seul fautif des contre-performances de son équipe ?

Le joueur américain démontre pourtant à chaque saison qu’il est l’un des meilleurs marqueurs de l’histoire de la ligue américaine de basket. Cette saison, le meneur et arrière de Houston tourne à 34,4 points de moyenne par match, ce qui le place tout simplement à la première place des marqueurs devant Bradley Beal (30,6 points) et Giannis Antetokounmpo (29,6 points). Il y a presque un mois, la chaîne de sport américaine ESPN faisaient de James Harden le 32ème meilleur joueur de l’histoire de la NBA, une excellente place pour le basketteur qui n’a finalement qu’un faible palmarès (1 seule fois MVP et 1 apparition en finale NBA). Arrivée en 2012, ses qualités offensives ne cessent d’impressionner mais le manque de résultats de l’équipe ternie sa réputation auprès des fans de la franchise et évidemment du joueur. Il espère pouvoir décrocher le troisième trophée Larry O’brien de l’histoire de la franchise Texane.

Unis malgré l’échec

Une partie des contre-performances de l’équipe est d’une part due à un tirage difficile, on peut repenser aux Golden States Warriors, vrais bourreaux de Houston qui les élimine à quatre reprises entre 2015 et 2019. Mais est surtout dû au manque de résultats lors des matchs importants de la part du numéro 13 : 

– 14 points en 2015 pendant le match 5, 2/11 en tir, final de conférences contre les Warriors (défaite 4-1).
– 10 points en 2017 lors du match 6, 2/11 en tir, demi-finales de conférence contre San Antonio (défaite 4-2).
– 2/13 à 3 points en 2018 dans le match 7, finale de conférence face aux Warriors (défaite 4-3).

Puis en 2019, il perd 4 ballons pendant le 4ème quart-temps du match 6 contre Golden States en demi-finale de conférence (défaite 4-3). Si pour certains fans James Harden est le seul responsable de ces nombreux revers, ce n’est pas le cas de son manager général, d’après ses explications, c’est lui seul le responsable : « Je ne trouve pas les médias très justes avec lui. Il a un cercle restreint de personnes à qui il fait confiance. Avec ces gens-là, il est très sociable, très ouvert, très intelligent, un super gars. Et avec toutes les autres personnes, il est simplement réservé (…) mais je peux vous dire qu’en privé, c’est un génie du basket. C’est un super gars.  Ça fait 8 ou 9 ans qu’on travaille ensemble maintenant et je ne pourrais pas avoir de meilleurs partenaires pour essayer d’aller gagner un titre. En fait la plupart du temps je me réveille en me disant « je l’ai laissé tomber, je ne l’ai pas entouré des joueurs qu’il fallait pour gagner un titre » » explique Daryl Morey.

Il n’est pas le seul à penser de cette façon, ,dès qu’ils en ont l’occasion, ses coéquipiers dévient la faute sur eux et encaissent les critiques, on n’en vient à penser que James Harden est intouchable, une autre contreperformance ne viendrait surement pas remettre en cause le joueur.

Une stratégie faite sur mesure

Il est vrai que si l’équipe brille en championnat, c’est surtout grâce à Harden, sans lui, l’idée d’aller en play-offs ne seraient qu’un rêve lointain. On pourrait se demander pourquoi l’entraîneur Mike D’Antoni ne change pas de tactique après plusieurs échecs successifs ? Pourquoi changer quelque chose qui marche si bien sur le long terme, pour l’instant, la stratégie est bonne et les résultats sont bons malgré tout. Mise à part James Harden, l’effectif n’est pas excellent, et pourtant sous le commandement du numéro 13, il brille.

Que l’on trouve le joueur bon ou mauvais, ses chiffres parlent pour lui, il continue de démontrer depuis de nombreuses saisons qu’il est un des joueurs les plus dangereux sur le parquet. Malgré les critiques, il sait se relever après un échec, beaucoup auraient déjà abandonné, mais lui non. Il marque de plus en plus l’histoire de son empreinte et grâce à l’aide de Russell Westbrook, on peut se demander si cette année n’est pas enfin celle de la consécration. 

(crédit photo mise en avant/ Rockets contre les Wizards 11/7/16 /Keith Allison)

0 comments on “James Harden : l’ombre d’un éternel perdant

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :